LE PROJET
ROCK IN LE HAVRE : Mémoire des musiques actuelles havraises
Né d’une initiative passionnée en juillet 2012, ROCK IN LE HAVRE est aujourd’hui bien plus qu’une page Facebook ou un site d’archives : c’est devenu une véritable plateforme de référence consacrée à l’histoire du rock au Havre.
Le site officiel, lancé le 21 juin 2013, poursuit un objectif clair :
Recenser, documenter et valoriser tous les groupes havrais, des années 60 à aujourd’hui, en retraçant le plus précisément possible leurs parcours, leurs formations successives et leurs productions.
ROCK IN LE HAVRE en 2026, c’est :
– Près de 400 groupes référencés
– Plus de 1 000 musiciens indexés
– Des centaines de vues chaque mois sur le site
– Une base d’archives en constante évolution (photos, flyers, affiches, vidéos, témoignages)
Des partenariats avec des acteurs majeurs de la scène culturelle normande
Parmi ces collaborations :
– La Sonothèque Normandie
– Le CEM – École des musiques actuelles et pôle de répétitions du Havre
Ces partenariats renforcent l’ancrage local du projet et contribuent à faire de ROCK IN LE HAVRE un outil de transmission intergénérationnel.
Une mémoire collective en mouvement
ROCK IN LE HAVRE fonctionne aussi grâce à sa communauté. Musiciens, organisateurs, photographes et passionnés contribuent régulièrement en confiant leurs archives personnelles : billets de concerts, clichés rares, enregistrements, anecdotes.
L’exposition organisée en 2015 au Fort de Tourneville (Sonic) avait déjà confirmé l’attachement du public à cette mémoire commune. Depuis, le projet a pris une dimension patrimoniale plus affirmée : il participe activement à la conservation et à la valorisation d’un pan essentiel de l’identité culturelle havraise.
Un projet toujours en évolution
En 2026, ROCK IN LE HAVRE ne se limite plus à un travail de mémoire :
il accompagne aussi la scène actuelle, met en lumière les nouveaux projets et favorise les passerelles entre générations de musiciens.
Sa mission reste inchangée :
documenter, transmettre, fédérer.
Plus qu’un site d’archives, ROCK IN LE HAVRE est devenu une cartographie vivante de plus de 60 ans de musiques amplifiées au Havre — un patrimoine collectif construit par celles et ceux qui l’ont fait vibrer.
Laury Picard, au cœur des archives du rock havrais
© Emmanuel Blivet
« Véritable enfant de la balle, Laury a traîné ses couches comme d’autres traînent leurs guêtres, dans l’univers du rock’n’roll havrais dès son plus jeune âge. Un père organisateur de concerts et disquaire, une mère dans le théâtre, qui a géré, ce qui restera l’un des bars rock havrais les plus emblématiques de la fin des années 80, le Ragtime, le gamin a également eu comme « beau-papa » un certain François Lebas, guitariste-chanteur de feu Fixed Up et son oncle Patrice Picard, ex-Dirty Wankers.
Normal donc que, dès qu’il en a eu l’occasion, il se soit mis, lui aussi, au rock.
Parallèlement à sa pratique musicale, Laury a développé un goût certain pour le « souvenir ». Souvenir rock cela va sans dire. Accumulant moult documents liés à l’histoire du rock havrais, un projet allait germer dans sa tête : ouvrir une page Facebook dédiée au rock de 1950 à 2000 (parce qu’il fallait bien baliser les choses) puis dans la foulée un site internet qui lui permettrait d’allier sa passion des archives à celle du graphisme. « Rock in Le Havre » est officiellement né le 12 juillet 2012, une date qui allait permettre de tirer un peu en avance, un véritable feu d’artifices d’annales musicales.
Très rapidement, les Havrais, ont cliqué, adopté, commenté cette page qui publie quasi quotidiennement des témoignages visuels, sonores sur 50 ans d’histoire du rock havrais. Aujourd’hui, avec près de 2700 « j’aime » Rock in Le Havre en est d’ailleurs devenu la référence incontournable. Magie des réseaux sociaux quand ils sont utilisés à bon escient, la communauté au fur et à mesure qu’elle s’élargissait, allait contribuer à étoffer le contenu de la page en confiant à Laury ses propres documents : flyers, photos, places de concerts et 1000 autres trésors encore. Qui d’autre que lui saurait mieux transmettre, partager ? Un travail en tout état de cause, colossal, minutieux, généreux qui transpire la passion et qui, à n’en pas douter, permettra à des centaines de musiciens havrais d’intégrer, à juste titre, l’Histoire de la ville. »
Doris Le Mat-Thieulen – Novembre 2014