Un tout jeune groupe, dont j’aimerais vous toucher quelques mots. D’abord parce que mon pote Louis en est le chanteur (a real killer lead singer) et que, gouvernement oblige, le copinage est de rigueur. Faites vous une violence, écoutez un peu de rock, pour une fois. Mais du vrai, pas de l’eau de rose façon tarlouze, au pire variétoche en faux cuir. Et au mieux, pseudo Gainsbourien à haleine fraiche (le comble). Les petits gars de Cruel Spades ont tout pigé d’entrée, la moindre des choses quand on vient du Havre, me direz vous. Ah ce riff d’intro, boueux comme une virée dans les marais. Quelque part entre TJ White et les raclements primaire de Bo Diddley. Mon poing/ta gueule, recette éternelle, assaut en trois dimensions, et si le débat refuse d’avancer on va le pousser un peu. Jusqu’à dans le rouge, gamelles explosées, frontières abolies, avec le solo qui dynamite la baraque, au lieu de tendre une jolie guirlande. Ron Asheton doit en baver d’envie, ou qu’il se trouve.

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